La Nouvelle-Zélande gagne la guerre de l’audimat
Le rugby est une religion en Nouvelle-Zélande. Dans un pays de 4 millions d’habitants, la diffusion de la première demi-finale face à l’Australie a été suivie par 1,3 millions de téléspectateurs. Cela fait 82% de part d’audience. Et l’on considère que les 18% restant avaient fait le voyage pour voir le match en direct au Telstra Stadium de Sydney, ce qui explique que leurs télés étaient éteintes.
En comparaison, le match a été suivi par 12,1% de la population australienne, contre 32,5% de la population néo-zélandaise.
Jonny sous surveillance
On ne lésine pas sur les moyens concernant la sécurité du demi d’ouverture anglais Jonny Wilkinson. Cette semaine deux gardes du corps veilleront sur lui et le suivront à chaque pas d’ici à la finale. «Nous faisons en sorte que des gens qui ont fait le voyage avec nous l’accompagnent toujours » a expliqué Clive Woodward, l’entraîneur anglais. « C’est comme ça depuis l’année dernière. On le fera suivre constamment. Cela me paraît évident avec tout ce monde qui tourne autour de lui. Ne dramatisons pas cette affaire, mais Jonny est une étoile du sport, et il doit être protégé en conséquence.»
Espionnage industriel
Woodward ne fait pas seulement surveiller Wilkinson. Il a également pris des précautions pour empêcher toute forme d’espionnage avant samedi. «Nous prenons des précautions normales qui sont purement professionnelles et consciencieuses. Je ne pense pas vraiment que les Australiens feraient quelque chose de fâcheux. » Pourtant Woodward a indiqué que des équipements, permettant la détection de micros cachés, étaient utilisés lors des entraînements et dans les vestiaires.
Un sport de gentlemen
Le pilier All Black Kees Meeuws minimise les louanges à son égard mais il a littéralement sauvé son vis-à-vis australien Ben Darwin lors de la première demi-finale samedi à Sydney. Darwin est resté inanimé deux minutes après une mêlée et la seconde mi-temps a été interrompue dix minutes. Sa blessure l’a conduit à l’hôpital cette semaine, et il est forfait pour la finale contre l’Angleterre samedi. Darwin a supplié Meeuws lors du regroupement de stopper la pression en criant «cou, cou, cou ».
« Une fois que vous avez entendu cet appel, vous ne voulez pas avoir ça sur la conscience » a expliqué Meeuws. « Ben est un bon joueur et j’ai envie de le revoir jouer et de jouer contre lui. Nous essayions de faire notre travail et c’est un incident vraiment malheureux. Dieu merci il va bien." Meeuws a expliqué que ce cri « cou » est un appel des premières lignes. Quand on l’entend, cela signifie qu’un des adversaires est en danger. « Vous ne prononcez pas « cou » pour rien. » a conclu Meeuws.
Appel à la grève
Les supporters des Wallabies ont découvert le point faible de l’équipe anglaise. Les propriétaires de cinéma n’ont qu’à fermer vendredi et les Wallabies sont assurés de la victoire finale ! Expliquons nous.
L’anglais Lewis Moody a déclaré que sa priorité avant le match était d’aller au cinéma vendredi soir. « Ma superstition est d’aller voir un film avant chaque match avec l’Angleterre. La seule fois que je ne l’ai pas fait c’était à Marseille en août dernier et ce n’est sûrement pas une coïncidence mais c’est la seule fois où nous avons perdu en 22 tests.»
Et la France est passée à deux doigts de l’exploit car samedi dernier, Moody et Steve Thompson ont eu un mal fou à trouver un projectionniste car tous regardaient la demi-finale opposant l’Australie aux Blacks !