Rob Andrew sait ce que l’on ressent lorsque l’on perd une finale de Coupe du Monde de Rugby. Le numéro 10 anglais faisait en effet partie de l’équipe d’Angleterre, finaliste de la Coupe Webb Ellis en 1991.
La sélection britannique s’était inclinée 12-6 à Twickenham face aux Wallabies. Ils avaient toutefois pris leur revanche quatre ans plus tard avec un drop d’Andrew dans le temps additionnel, pour une victoire 25-22 en quart de finale.
1995 n'a pas effacé 1991
« Cette finale était un grand moment pour nous et nous n’avons pas su saisir notre chance », a déclaré Andrew à rugbyworldcup.com. L’ouvreur n’était pas le buteur de son équipe lors de ce tournoi puisque le rôle avait échu à l’arrière Jonathan Webb.
“La victoire de 1995 était une petite revanche de 1991 mais ce n’était qu’un quart de finale donc ce n’était pas une vraie revanche. Cela n’avait débouché sur rien puisque nous avions perdu la semaine d’après contre la Nouvelle-Zélande. »
Andrew, qui a terminé sa carrière internationale en mars 1997 avec 72 capes et 396 points au compteur, espère que la classe 2003 pourra réussir là où lui et ses coéquipiers ont échoué et donneront des raisons de se réjouir aux supporters anglais.
Sortir un gros match
« Ils sont capables de s’imposer, sans aucun doute », insiste Andrew. « Le challenge est de produire le gros match le jour J. »
Andrew est maintenant le responsble rugby du club de première division anglaise des Falcons Newcastle. De par son rôle, il a participé à l’éclosion du talent de Jonny Wilkinson qui évolue dans son équipe. Il est donc la personne idoine pour nous dire ce qui rend le n°10 anglais si spécial.
« Il a une énorme détermination et il s’engage à fond pour devenir le meilleur. »
Mais Andrew ne souhaite pas que son protégé inscrive le drop de la dernière minute pour permettre à son équipe de remporter la victoire.
Et ce n’est pas parce que celui-ci égalerait alors son record de 21 drops en matches officiels : « J’espère que l’Angleterre s’imposera avant et n’aura pas à attendre deux minutes dans les arrêts de jeu pour remporter la victoire.
On ne pourrait pas le supporter. Mais on sait aussi que si Jonny doit gagner le match de cette façon là, il en est tout à fait capable. »