Tous les deux sont des titulaires indiscutables de leur équipe.
« Ce sera un éternel remplaçant » avait dit de Betsen, Bernard Laporte. Des mots durs qui aujourd’hui ne sonnent plus. Serge Betsen est là, plaqueur infatigable, l’homme qui en 2002 avait mis le prodige Wilkinson sous l’éteignoir, éreinté par les assauts incessants du Biarrot.
Dimanche ce sera une autre affaire, il sera bien sûr le chasseur de 10 qu’il se plaît à être mais il devra aussi traquer le centre. Mike Catt étant aligné justement pour soulager Jonny Wilkinson de la pression de Betsen.
Ce n’est pas une forte individualité, mais il se sent comme un poisson dans l’eau dans le système de jeu de Bernard Laporte. Inséparable du reste de la troisième ligne formée par Olivier Magne (flanker grand côté) et Imanol Harinordoquy en numéro 8, il aime la dimension collective du rugby : « Dans ce sport il y a une souffrance collective, partagée. C’est cette idée de partage qui m’intéresse dans le rugby. »
Cette souffrance, il l’inflige aussi à ses adversaires sur le terrain par ses plaquages comme l’a prouvée la difficulté pour l’ouvreur irlandais Ronan O’Gara de se sortir de l’étau. Lors du quart de finale, O’Gara a semblé assommé par les plaquages du Biarrot.
Hill de retour
En face de lui, au même poste Richard Hill fera son retour après s’être blessé lors du match d’ouverture de l’Angleterre face à la Géorgie le 12 octobre dernier.
« Hill est un de leur joueurs clef » dit de lui Serge Betsen dans les colonnes du Sydney Morning Herald. « C’est un joueur de l’ombre mais il leur est indispensable » poursuit-il.
A 30 ans, l’Anglais demeure cependant une incertitude : quel est son état de forme après avoir manqué un mois de compétition ?
Il est cependant certain qu’à son meilleur niveau, il est l’un des meilleurs flankers au monde.
« Richard Hill est unique. Nous connaissons tous ses capacités et sa faculté de travailler sans relâche» affirme son compère de la troisième ligne Neil Back.
Les Français sont prévenus…