Le public australien est tombé amoureux des débutants géorgiens en Coupe du Monde de Rugby, mais il n’est pas le seul à suivre attentivement les performances des Lelos.
Dans un pays qui compte cinq millions d’habitants, deux millions de téléspectateurs ont assisté aux rencontres disputées par leurs rugbymen face à l’Angleterre, les Samoa, l’Afrique du Sud et l’Uruguay.
Les quatre matches de l’équipe de l’ancien bloc soviétique ont été télévisés en direct sur Imedi TV, pour ce qui constitue seulement la deuxième participation d’une équipe nationale géorgienne à une compétition mondiale, après leur qualification pour le mondial de rugby à sept organisé par l’IRB, en 2001, à Mar del Plata en Argentine.
Un soutien populaire exceptionnel
Témoins de la passion du peuple géorgien pour ses rugbymen, les innombrables messages d’encouragement reçus un mois durant.
« Le rugby est le sport numéro un en Géorgie, » a déclaré le président de la fédération géorgienne Zaza Kassachvili à rugbyworldcup.com.
"Je suis satisfait de la place qu’a pris le rugby au sein du pays, mais cela va continuer à se développer. Un jour, la Géorgie pourra se mesurer aux plus grandes nations de ce sport, je peux vous le promettre."
« Après le match contre l’Uruguay, beaucoup de supporters m’ont appelé pour féliciter les joueurs, en me disant : « félicitations, vous avez fait de votre mieux. »
Le nouveau-né veut grandir
« Tous les Géorgiens savent que nous sommes un bébé qui ne demande qu’à grandir. Nous n’avons seulement qu'un mois… »
Le concept de Géorgie comme nouveau-né est, pour le président, la meilleure façon de démontrer le potentiel des Lelos.
« Nous disons que le bébé géorgien est né en Australie parce que nous prendrons place désormais dans tous les livres d’histoire de ce sport, avec comme légende : « première participation : Australie 2003 », a poursuivi l’homme d’affaires installé à Montpellier.
« Le rugby géorgien est né de père géorgien, de mère française, de grand-mère australienne et de grand-mère anglaise, car notre première rencontre fut face au XV de la Rose. »
« Maintenant, si le bébé veut arriver à maturité dans le rugby mondial, ses parents devront l’aider et s’en occuper… »
Prochaine étape : la France en 2007!
Le président Kassachvili, qui admet que le mois dernier a été comme un rêve, se tourne déjà vers la Coupe du Monde de Rugby 2007 qui se jouera en France.
« Nous avons le devoir désormais d’être présents dans toutes les prochaines Coupes du Monde de Rugby, pour se hisser le plus rapidement possible au niveau des dix meilleures nations. Ce serait un cauchemar de ne pas participer au prochain tournoi mondial en France », a-t-il conclu.
En attendant, le nouveau-né géorgien veut continuer de rêver.