Dimanche la France affronte l’Irlande en quart de finale au Telstra Dome de Melbourne. Les Français connaissent bien le XV du Trèfle pour l’avoir rencontré maintes fois durant le VI Nations.
Pour Raphaël Ibanez, ancien capitaine des Bleus lors de la dernière Coupe du Monde, ce sera l'occasion de retrouver une vieille connaissance, le capitaine irlandais Keith Wood.
Règle n° 1 : Assurer la continuité
Les choses sérieuses commencent vraiment dimanche pour le XV de France, qui a survolé ses quatre matches de la poule B. « C’est vrai qu’on n’a pas encore rencontré de grosses équipes » explique Fabien Pelous, le deuxième ligne français. « Mais on n’a pas laissé nos forces, on n’a pas de blessés même si Xavier (Garbajosa) est parti. Les Irlandais, eux, ont perdu Hickie, alors on ne peut que se satisfaire de cette première phase. »
Ce match capital face à l’Irlande, les Bleus le préparent intensément. « On s’entraîne beaucoup » avoue Raphaël Ibanez. Daniel Servais, le préparateur physique de l’équipe de France a concocté un programme spécial qui devrait être optimal à partir des quarts de finale. « Depuis 15 jours, on a beaucoup d’énergie, on a atteint un pic de forme physique pour les quarts. Notre parcours est positif sur les rencontres précédentes, il faut assurer cette continuité » poursuit Ibanez.
Vidéos à l’appui, l’encadrement tricolore décortique le jeu irlandais avec les joueurs. « On essaie de voir des choses précises de leur jeu, on ne sera pas surpris par le jeu irlandais. On ne s’attend pas à une surprise tactique » explique Ibanez. « Mais ce qu’ils font, ils le font bien c’est leur principale qualité. Ils utilisent très bien le jeu au pied, ils jouent bien avec leurs moyens. Et le coach gère bien son potentiel. »
Règle n° 2 : Ne pas se fixer sur Keith Wood
Dimanche, Raphaël Ibanez fêtera ses retrouvailles avec son vis-à-vis du Trèfle, Keith Wood. « Keith Wood est une figure de l’équipe d’Irlande avec O’Driscoll » raconte le talonneur français. «Beaucoup de lancements de jeu s’appuient sur lui. Les Irlandais centralisent beaucoup de choses sur lui et O’Driscoll, ce n’est pas forcément une bonne chose, d’ailleurs. Mais on ne va pas se fixer sur Wood ! »
Pourtant Ibanez est certainement le joueur qui en parle le mieux. Lui qui l’a « croisé plus souvent hors du terrain que sur le terrain.» « C’est une star du rugby internationale, il fait du bon business autour de son image. » Le joueur du Castres Olympique dit avoir plutôt un jeu classique et s’opposer au style de jeu de Wood. « Il (Wood) sort du cadre classique de talonneur, il est hors de son poste et ça peut perturber l’adversaire. En mêlée, il met de la pression à l’impact, avec l’expérience il sait garder son énergie. »
Règle n° 3 : Laisser le charme agir
Les derniers France-Irlande laissent un avantage au XV du Trèfle. Au cours des quatre derniers Six Nations, la France s’est inclinée trois fois face à l’Irlande. Mais les deux nations de l’hémisphère nord sont au coude à coude dans le classement officiel de l’IRB, la France occupant le 4ème rang devant les Irlandais, 5ème.
Fabien Pelous ne sait que trop bien que ce match sera serré : « Les Irlandais, on les connaît bien. Ils ont un jeu égal avec la France, le même niveau, le même calibre. Je pense que l’écart sera faible à la fin du match. » Et ce ne sont pas les Australiens (vainqueurs d’un point des Irlandais)ou les Argentins, (battus d’un point par les Irlandais) qui diront le contraire. Le match de dimanche s’annonce dur entre les deux équipes, rien n’est joué d’avance. Et comme le dit Pelous « si on était assuré de gagner, ça enlèverait tout le charme du rugby ! » Alors, messieurs, laissons le charme agir…