L’ailier japonais Daisuke Ohata est un habitué des podiums et des médias, mais pas seulement à cause de ses qualités rugbystiques.
En dehors des terrains de rugby, celui que l’on surnomme le Kobe Express a également promené son élégante silhouette sur le plateau d’un show télévisé à forte audience, en 2001. Et pas n’importe quelle émission de télé, puisqu’il participa à l’élection de Monsieur Muscle annuelle.
Se mesurant à d’autres stars du sport japonais, issues des rangs du base-ball, du football, de l’athlétisme et de la boxe, le sprinter de l’équipe des Fleurs de Cerisier est arrivé en tête de l’épreuve de vitesse, et en bonne position dans les autres disciplines. Nanti d’un excellent score, il fut élu Sportif Numéro Un du Japon.
40 essais en 36 tests
Sur le pré, le Kobe Express, 26 ans, ne démérite pas, puisqu’il a marqué 40 essais en 36 tests internationaux, pour devenir finalement le meilleur marqueur de l’histoire du rugby japonais.
Lors d’un match de qualification pour la prochaine Coupe du Monde de Rugby, Ohata a passé la ligne d’en-but à huit reprises, pour une victoire 155-3 des siens face à leurs homologues chinois.
Il devint le joueur le plus prolifique du pays du soleil levant en test match.
Le Japon passa ce jour-là la bagatelle de 23 essais à son malheureux adversaire, égalisant par la même occasion la marge de points record (152) entre deux nations. Comme pour parfaire l’humiliation de la formation chinoise…
Malgré un gabarit modeste (1.75 pour 79 kg), Ohata est international depuis 1996, et accomplit sa première prouesse rugbystique en 1999 lors du tournoi de rugby à sept de Hong Kong.
Une course en solitaire
Une course de 100 m durant la finale contre l’Ecosse le propulsa au rang de meilleur joueur du tournoi, et de vedette dans son pays.
Le Kobe Express, un des joueurs les plus expérimentés du Japon, partira à la Coupe du Monde de Rugby avec un atout indéniable sur ses adversaires : son acclimatation préalable aux températures australiennes. Le véloce ailier a en effet porté les couleurs du club des Northern Suburbs en 2001 et 2002. Gageons que sa connaissance du terrain porte Ohata et les siens le plus loin possible dans la compétition. Et ce afin que le soleil se lève enfin pour le rugby japonais.