PAGE WEB OFFICIELLE DE LA COUPE DU MONDE DE RUGBY IRB 2003
ENGLISH | FRANÇAIS | ESPAÑOL
iRB RUGBY WORLD CUP
Home Compétition Historique de la RWC En Australie Jeux et autre Audio and Video
ICI
Aperçu
Historique
Statistiques

Partenaires officiels

Boutique 



Eddie Jones © Getty Images
Sans le Japon, Eddie Jones aurait-il été entraîneur des Wallabies ?

Le Japon : berceau de champions ?

21/10/2003
Par Willy Billiard

Lorsque l’Australien Eddie Jones débute sa carrière en 1994 en tant qu’entraîneur au club de Randwick à Sydney, il ne sait sans doute pas encore qu’il aura un jour la lourde tâche de diriger les Wallabies, l’équipe nationale australienne.

C’est à Randwick qu’il gagne ses premiers galons en tant qu’entraîneur et sélectionneur. Il est alors repéré par la Japanese Rugby Union, la Fédération japonaise de rugby. En 1996, consécration pour Eddie Jones, celle-ci lui propose de devenir l’entraîneur de son équipe nationale. Eddie Jones connaît bien le Japon pour y avoir notamment ses racines familiales [sa mère est japonaise ainsi que son épouse]. Homme de challenge, il remplit sa fonction avec passion avant de prendre les rênes de Suntory, le club phare du championnat national japonais.

C’est là que Jones rencontre notamment le numéro 8 retenu dans la sélection japonaise pour la Coupe du Monde de Rugby 2003, Yuya Saito. En tant qu’observateur avisé du rugby japonais, Jones a souvent cité Saito parmi les trois meilleurs joueurs japonais. Pourtant, depuis le début du tournoi, l’entraîneur nippon Shogo Mukaï n’a pas encore jugé bon de mettre à profit son talent.

Jones, entraîneur du Japon

C’est au Japon qu’Eddie Jones acquiert une méthode d’entraînement précise. Le Japon, avec 147 000 licenciés et 4 785 clubs recensés, n’est pas une nation de rugby à part entière. Pourtant, dès la première Coupe du Monde de Rugby en 1987, le pays a su se placer sur la scène internationale. Le poste que prend alors Eddie Jones est important à plusieurs titres.

Et lorsqu’il repart en Australie, ses antécédents nippons joueront un rôle primordial pour sa nomination au poste d’entraîneur des Wallabies en juillet 2001.

Mais Jones n’est pas du genre à ne pas se retourner sur son passé. Au risque de déplaire à certains, il conserve toujours de fortes attaches au Japon, notamment avec Suntory son ancien club.

John Kirwan

L’actuel coach italien, John Kirwan, a également été formé en tant qu’entraîneur au Japon. Régulièrement nommé meilleur joueur All Blacks de tous les temps, Kirwan, à 37 ans, est le plus jeune entraîneur dans le rugby international.

Joueur clef et incontournable en Nouvelle-Zélande, il a trouvé au Japon toutes les conditions nécessaires à sa requalification dans sa nouvelle carrière d’entraîneur. Après ce passage éclair, il est reparti en Nouvelle-Zélande avant de prendre la tête des Azzuris en mai 2002.

Pour l’heure, il a su montrer ses capacités en battant les Tonga 36 à 12 le 15 octobre dernier, mais n’a pas résisté à l’ouragan All-Black le 11 octobre en s’inclinant 70 à 7.

Les joueurs samoans

Lorsque l’on regarde de plus près la liste des trente qui représenteront les Iles Samoa lors de la Coupe du Monde de Rugby 2003, on s’aperçoit que quatre d’entre eux évoluent dans des clubs japonais.

Il s’agit du centre Brian Lima (Secom) qui a marqué trois essais depuis le début du tournoi, du deuxième ligne Leo Laifaiali’i (Sanyo) et du troisième ligne Peter Poulos (NTT Docomo) qui ont joué les deux premiers matches de leur équipe, puis de l’ailier Romi Ropati (Toyota) qui n’a pas encore été titularisé.

Leo Laifaiali’i est l’un des joueurs phare de l’escouade samoane. Même s’il a été formé en Nouvelle-Zélande, ce qu’il a appris au pays du soleil levant pourrait également être fort utile à son équipe lors du tournoi.

Les joueurs tongiens

Comme pour les Iles Samoa, quelques joueurs qui jouent sous le signe du palmier des Iles Tonga sont affiliés à un club japonais. Il s’agit du centre Pierre Hola (Kobe Steel) qui a marqué à lui seul dix points en un match face au pays de Galles le 19 octobre, du numéro 8 Benhur Kivalu (Kintsu) qui marqua un essai lors du même match et du deuxième ligne Inoke Afeaki (Secom) qui n’a été titularisé qu’une seule fois.

Inoke Afeaki, reconnu pour ses performances notamment lors du Super 12, endosse quant à lui le brassard de capitaine de son équipe.

Même si l’influence du rugby néo-zélandais est inévitable dans l’hémisphère sud et particulièrement pour les joueurs des îles du Pacifique, le Japon constitue aujourd’hui une autre base solide de formation. C’est le cas pour les entraîneurs comme Jones et Kirwan, mais aussi pour les joueurs.

A tel point que les supporters japonais pourraient se sentir floués à force de voir des champions venir dans leur pays pour se former et s’entraîner, puis repartir ensuite représenter leur pays d’origine dans des compétitions internationales.

A l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby 2003, ils pourraient alors penser, à juste titre, que lorsque l’Australie, l’Italie, les Tonga et les Samoa ont remporté leurs premiers points et leurs premières victoires, ça aura été, en partie, grâce au rugby nippon.

Autres Articles


Japon, refuge des plus grands joueurs ?Japon, refuge des plus grands joueurs ?


Liens : Sites de la Fédération

Japan RFU

Retour Haut de Page

  Derniers Matches
AUS 17-20 ENG More >>
NZL 40-13 FRA More >>
Photos | Stats | Résultats
  Prochains Matches
No Upcoming Matches
Poules| A | B| C| D

©2003 RUGBY WORLD CUP LTD CONFIDENTIEL| MENTIONS LÉGALES| AIDE