Le Canada a complètement bouleversé son effectif pour affronter la Nouvelle-Zélande puisque quatorze nouveaux joueurs font leur apparition dans l’équipe qui débutera le match. Côté Blacks, le renouvellement est également important avec seulement six joueurs conservés.
Le Canada doit trouver sa voie pour tenir sa forme et sa structure face à l’une des plus impitoyables équipes de toute l’histoire de la Coupe du Monde de Rugby s’ils souhaitent rester dans la course pour les quarts de finale de la Poule D le 17 octobre au Telstra Dome de Melbourne à 19h30.
La Nouvelle-Zélande a cette réputation de ne montrer aucune merci aux équipes plus faibles qu’elle. Le Canada est donc dans sa ligne de mire après sa défaite 41 à 10 face au Pays de Galles dimanche dernier.
Troisième match en Coupe du Monde
La Nouvelle-Zélande et le Canada se sont rencontrés trois fois déjà dans l’histoire du rugby international. La première rencontre s’était soldée par un sévère 43 à 10 pour les All-Blacks en octobre 1980. L’aventure s’était poursuivie en Coupe du Monde de Rugby : victoire Black 29 à 13 en quart de finale de la Coupe du Monde 1991, puis 73 à 7 quatre ans plus tard.
Les All-Blacks ont donc choisi de conserver seulement six joueurs de l’équipe qui a atomisé les Italiens. L’arrière Mils Muliana fera ses débuts en tant qu’ailier. Les autres éléments conservés sont le capitaine Reuben Thorne, Chris Jack, Brad Thorn, Carlos Spencer et Daniel Carter.
Joe Rokocoko déjà l’une des stars de cette Coupe du Monde sera malheureusement forfait en raison d’un léger claquage. Steve DEVINE, australien de naissance, occupera le poste de demi de mêlée tandis que le talonneur Corey FLYNN fera sa première apparition chez les All-Blacks, sur le banc.
Côté canadien, seul le centre Canada Marco Di Girolamo a été conservé par rapport au match contre le Pays de Galles. Jamie Cudmore et Kevin Tkachuk, auteur du seul essai lors du premier match, qui étaient rentrés en jeu face aux Gallois, feront également partie de la formation de départ.
La relève est là
Ryan Banks, qui a récupéré de sa blessure au genou, sera le plus expérimenté des joueurs canadiens sur le terrain, avec 34 sélections. Le flanker canuck aura le redoutable d’être le capitaine canadien face à la deuxième équipe du monde.
Pour ce match de Poule D, les All-Blacks devront donc faire sans leur centre et vice-capitaine Tana Umaga, victime d’une blessure sérieuse aux ligaments du genou gauche après une collision avec son coéquipier Carlos Spencer lors du match contre l’Italie samedi dernier.
Pas trop d’inquiétudes pourtant dans les rangs noirs tellement la relève est prometteuse. Les jeunes Dan Carter et Ma’a Nonu joueront ensemble pour le remplacer et pour pallier le forfait d’Aaron Mauger, blessé à l’aine.
Carter, 21 ans, a débuté en tant que premier centre face à l’Italie en marquant un essai, puis en étant un des artisans de celui marqué par l’ailier Doug Howlett. Aujourd’hui, Carter est à la tête de 60 points obtenus en trois essais, quinze transformations et cinq pénalités au cours de ses quatre tests matches.
Le coach des Canucks est dithyrambique sur ses prochains adversaires All-Blacks : « Je dis depuis longtemps qu’ils vont gagner la Coupe du Monde. Et nous allons leur servir de sparring-partners pour y arriver. Cette compétition est faite pour cela, non ? »
Une finale de Coupe du Monde
Conscient du peu de chances de son équipe de bousculer les ogres néo-zélandais, Clark précise toutefois que sa formation n’entend pas faciliter le travail des Kiwis : « Nous avons l’intention de le faire beaucoup travailler pour chaque point qu’ils inscriront. Pour cela nous avons besoin d’une défense très bien organisée. Nous voulons jouer comme peut le faire une équipe canadienne : mener un combat âpre et impitoyable.
Le jeu au pied des Canadiens complètement déficient lors de la défaite face aux Gallois sera de toute façon inutile contre la Nouvelle-Zélande. Clark a terminé en déclarant que son équipe devra parvenir à mieux conserver le ballon face à ce qu’il considère comme la meilleure équipe du monde sur contre-attaque.
John Mitchell s’attend lui à un rude combat face aux solides Canadiens : « Leurs avants sont impressionnants et leur jeu au pied est très bon en théorie. Ils devraient donc parvenir à nous mettre sous pression. Quelque part ce match est un peu une finale de Coupe du Monde pour eux.