Grâce à ses bonnes performances en Coupe d’Europe des Nations au cours des deux dernières saisons, victoire en 2002 et seconde place en 2001, la Roumanie n’est entrée en lice qu’au quatrième tour des qualifications pour la Coupe du monde de rugby 2003 de la zone Europe.
Les Chênes, surnom de l’équipe nationale roumaine, ont démontré leurs qualités contre l’Italie lors de leur premier match qualificatif le 28 septembre 2002 en menant 17-16 -après avoir été menés 16-0 - pour ne s’incliner finalement que 25-17 à Parme.
Une semaine plus tard, la Roumanie réservait confortablement sa place en phase finale de la Coupe du monde 2003 en écrasant l’Espagne, avec la bagatelle de neuf essais, dans le cadre du match capital, puisque le vainqueur était assuré d’aller en Australie, qui s’est disputé devant 15 000 supporteurs à Iasi au Stade Emil Alexandru.
La Roumanie connaît bien cette compétition puisqu’elle est l’une des 12 nations à avoir participé aux quatre éditions précédentes et a réussi à remporter un match à chaque occasion sauf en Afrique du Sud en 1995.
Chaque victoire a été serrée : 21-20 contre le Zimbabwe en 1987, lors de son tout premier match en Coupe du monde, 17-15 contre les Fidji en 1991 et 27-25 huit ans plus tard contre les Etats-Unis.
Le rugby roumain a traversé une période difficile depuis la dernière Coupe du monde et la défaite 134-0 en novembre 2001 contre l’Angleterre a servi de catalyseur à la suite de laquelle des changements sont intervenus avec l’arrivée de Bernard Charreyre au poste d’entraîneur et un retour aux forces traditionnelles.
Le rugby est l’un des sports militaires roumains et les Chênes sont célèbres pour la force des avants, la férocité de leurs plaquages et leurs courses droites même si Bernard Charreyre a donné plus de liberté aux arrières et les premiers signes sont prometteurs.
Leur objectif premier pour la Coupe du monde 2003 est de battre la Namibie et le capitaine Romeo Gontineac, Ovidiu Tonita, Gabriel Brezoianu, Ionut Tofan, Petru Balan, Sorin Socol et Marius Tincu feront sans doute parler d’eux.