Les Fidji rencontreront le Japon jeudi prochain au Dairy Farmers Stadium de Townsville à 20h.
Depuis le début de la Coupe du Monde de Rugby, les Fidji n’ont remporté qu’un match [19 à 18 contre les USA] tandis que le Japon n’en a gagné aucun. Au tableau, les Fidji obtiennent quatre points et le Japon zéro. Autant dire que cette rencontre est attendue avec impatience par les premiers qui veulent se repositionner sur la scène du rugby mondial et les seconds qui ne veulent pas repartir d’Australie sans une victoire.
Caucau toujours suspendu
Les Fidji joueront contre le Japon sans Rupeni Caucau, dont ce sera le deuxième et dernier match de suspension (il avait écopé d’une pénalité après le match France – Fidji le 11 octobre à Brisbane). Il sera autorisé à rejouer parmi les siens contre l’Ecosse le 1er novembre seulement. Très remontés suite à leur victoire contre les Américains, les Fidjiens s’apprêtent sans trop de pression à rencontrer le Japon.
L'équipe surprise
Le Japon s’est illustré depuis le début du tournoi par sa rigueur, sa discipline et sa forte envie de gagner. Même s’ils n’ont marqué que trois essais depuis le début du tournoi, comme les Fidji, ils battent cependant cette année des records en Coupe du Monde de Rugby. Ainsi, l’arrière Toru Kurihara a marqué 19 points en tout, trois de plus que contre le Zimbabwe en 1991, ce qui n'a pas empêché les Nippons d'encaisser face à la France, le 18 octobre à Brisbane, leur huitième défaite consécutive en Coupe du Monde de Rugby.
Rencontres précédentes
Les Fidji et le Japon n’ont joué que cinq fois ensemble entre 1994 et 2000. Dans 60% des cas, les Fidjiens ont battu les Japonais. A deux reprises, les Japonais ont remporté la victoire.
Mais tout le monde s’entend à dire aujourd’hui que le Japon est l’équipe qui a su le plus créer de surprises depuis le début du Tournoi. Mettant à mal les Français pendant la première période de jeu le 18 octobre dernier, ils s’étaient également bien illustrés face aux Ecossais le 12 octobre.
L’entraîneur du Japon, Shogo Mukai attend beaucoup de cette rencontre. Il attend presque une reconnaissance de son équipe au niveau international. « Gagner un match en Coupe du Monde pourrait créer une atmosphère propice pour le rugby international au Japon. Gagner montrerait que le rugby japonais est sur la bonne pente. C’est le moment de créer une nouvelle page du rugby japonais » a-t-il indiqué au Rugby News Service.
Mais il sait aussi que le match sera physique et que les six joueurs fidjiens évoluant dans des clubs japonais sont à surveiller. « Si vous regardez bien, il n’y a pas de joueurs plus petits que les joueurs japonais. Nous devons plaquer bas et fort pour les (les Fidjiens) faire reculer. Le seul problème est qu’ils peuvent comprendre certains de nos appels et de nos signes. Les deux sélections ont la même capacité. Nous croyons toujours que nous sommes les challengers et nous avons besoin d’avoir un esprit d’outsider. »
Les changements
Sept changements ont été effectués par Mac McCallion côté Fidji. Tout d’abord Isaia Rasila est de retour sur le sol australien, il était reparti pour les îles Fidji pour les obsèques de sa mère.
Trois autres joueurs font leur entrée en RWC 2003 : il s’agit du pilier Emori Katalau, du demi de mêlée Sami Rabaka et du centre Epeli Ruivadra.
Enfin McCallion a choisi de titulariser Kele Leawere, Waisale Serevi et Norman Ligairi.
Sept changements sont également à signaler côté japonais. Matsuda fait son entrée dans la compétition, il ne faisait pas partie du XV de départ ni contre l’Ecosse ni contre la France.
Toyoyama, Kiso et Parkinson sont de retour.
Quant à Yamamoto, Tsuji et Motoki ils seront cette fois présents dès l’entame de jeu. Ils étaient remplaçants contre la France. Le brassard de capitaine sera porté par Takuro Miuchi.
Infos pratiques
23 octobre 2003 au Dairy Farmers Stadium de Townsville
Coup d’envoi à 20h
Arbitre : Nigel Williams
Juges de touche : Tony Spreadbury et Iain Ramage
Officiels de match : Andrew Cole et Greg Hinton
Arbitre vidéo : Donal Courtney