Etat de forme
La France affiche le meilleur palmarès de la poule B. Avec trois victoires en trois matches et un point de bonus à chaque sortie, les Français font preuve d’une régularité dont ils manquent habituellement.
En face, les Etats-Unis sont l’équipe en plein essor. Echouant d’un point contre les Fidji, perdant contre l’Ecosse puis gagnant contre le Japon, le squad américain joue de mieux en mieux au fil des matches.
Les face-à-face
La France mène 4 victoires à 2 face aux Etats-Unis, et a notamment remporté la dernière confrontation entre les deux équipes sur le score de 10-3 à Colorado Springs en juillet 1991. La semaine précédant cette rencontre, les Français avaient réalisé leur meilleur résultat face aux Américains en l’emportant 41-9 à Denver.
Les deux victoires américaines remontent aux années 1920 lors des Jeux Olympiques. Les Etats-Unis s'étaient imposés en finale en 1920 à Antwerp sur le score de 8 à 0 avant de récidiver au même stade en 1924, avec un succès 17-3 à Paris.
Les changements
Chez les Français c’est très simple, tous les joueurs présents lors du match contre l’Ecosse seront laissés au repos. Les remplaçants d’alors et les non retenus dans les 22, dont le demi de mêlée Dimitri Yachvili et le centre Brian Liebenberg, seront alignés dans le XV de départ.
Côté américain, seuls deux changements sont à signaler. « C’est la meilleure équipe que l’Amérique peut aligner » a déclaré Billups. « Comme ça a été le cas depuis le début de l’année, la sélection des joueurs est basée sur le mérite. »
Alec Parker est de retour aux côtés de Luke Gross en deuxième ligne tandis que l’arrière John Buchholz qui était remplaçant contre les Fidji et le Japon gagne sa première cape contre la France. Le numéro 8 Dan Lyle quant à lui gagnera sa 45ème cape.
Joueurs clés
Les Américains peuvent compter sur leur demi d’ouverture Mike Hercus, véritable chef d’orchestre de l’attaque. Mais cela passera par une bonne moisson de ballons par les avants, sous la conduite du capitaine flanker Dave Hodges.
Les Français ont leurs joueurs majeurs dans les tribunes, c’est le cas de Fabien Galthié ou sur le banc comme Olivier Magne, Frédéric Michalak et Fabien Pelous.
Sur le terrain, Yannick Bru hérite du brassard de capitaine. Brouzet le secondera sûrement dans la conduite des avants.
A l’arrière c’est l’esprit conquérant de Traille et le sens tactique de Merceron qui seront les meilleurs atouts des Bleus. Tout comme l’imprévisibilité du dernier arrivé, David Bory.
Les enjeux
C’est un match sans enjeu de qualification qui se déroulera puisque la France est d’ores et déjà assurée de terminer à la première place de la poule B et les Etats-Unis ne peuvent plus prétendre à la qualification. Toutefois, cette rencontre sera l’occasion pour les joueurs français de se faire une place sur le banc en vue des prochaines échéances.
Les Etats-Unis auront à cœur de poursuivre leur progression en se frottant à l’une des grosses cylindrées de cette Coupe du Monde 2003.
Une défaite française serait un coup terrible porté à la confiance emmagasinée lors des matches de poule.
Déclarations d’avant match
Bernard Laporte, l'entraîneur de la France :
« Les Etats-Unis sont une bonne équipe, avec un rugby académique, sérieux, appliqué. Ils sont très puissants, notamment les deux centres. Il faut les prendre au sérieux. Ils ont un demi d’ouverture qui fait jouer les arrières et ils ont une grosse paire de centres. »
Tom Billups, l'entraîneur des USA :
« C’est une équipe de classe mondiale, entièrement professionnelle et même leurs avants n’ont pas plus de 7% de masse graisseuse. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur les difficultés que nous allons rencontrer vendredi soir à Wollongong. Les Français ont prouvé qu’ils avaient la bonne formule pour filer tout droit en finale. Nous savons à quoi ressemble cette formule, car nous avons joué l’Australie en 1999. »
Informations pratiques:
France/Etats-Unis, vendredi 31/10/2003 au WIN Stadium de Wollongong
Coup d’envoi : 19:30 heure locale
Officiels de match:
Arbitre: Paul Honiss (Nouvelle-Zélande)
Juges de touche: Steve Walsh (Nouvelle-Zélande) et Kelvin Deaker (Nouvelle-Zélande)
Arbitre vidéo: Andy Turner (Afrique du Sud)