Le temps se réchauffe et la température au sein des deux camps monte avant le choc entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande au Telstra Stadium de Sydney ce soir en demi-finale.
“Ca (le temps chaud) a mis un petit peu de temps à venir mais je pense qu’on va y avoir droit pour ce match. ” a déclaré Gregan lors de la conférence de presse de l’équipe australienne hier.
“Je pense que les deux équipes seront aussi bien préparées que possible pour ce type de conditions.
“Nous nous sommes entraînés dans des conditions assez extrêmes à Darwin avant le début de la Coupe du Monde. Il faisait plus de 30 degrés alors psychologiquement c’est bon pour les gars de savoir qu’on a travaillé dur de manière prolongée dans des conditions extrêmes.”
Rapide et sec
La vague de chaleur attendue et les conditions sèches pour le choc Trans-Tasmanie d’aujourd’hui fourniront les ingrédients pour un jeu emballé, mais Gregan prédit un match serré entre les deux rivaux ancestraux.
“Je pense que ces rencontres, mis à part le premier match des Tri Nations (de cette année) , se sont jouées la plupart du temps sur la dernière action au cours des dernières années alors si nous avons eu l’avantage, ça a été un très, très petit avantage.”
Le demi de mêlée le plus capé au monde affirme que ses joueurs joueront à fond et donneront tout ce qu’ils ont ce soir, ce qui laisse supposer que les Wallabies ne se perdront pas en conjectures.
“C’est l’approche que nous avons prise cette semaine,”dit Gregan.
“Il s’agit d’une demi-finale de Coupe du Monde alors vous ne voulez pas vous poser ce genre de questions après le match.”
Las de ronger son frein
Pour sa première participation à une campagne de Coupe du Monde, le flanker des Wallabies Phil Waugh, qui avait regardé des tribunes l’Australie devenir championne du monde en 1999, résume bien l’état d’esprit au sein du camp.
“C’est une demi-finale de Coupe du Monde à Sydney, à la maison, c’est un événement énorme et nous sommes très impatients d’entrer sur le terrain” dit Waugh.
Waugh, qui fit ses débuts internationaux en 2000 face à l’Angleterre, reste réservé sur les raisons de ses bonnes prestations sous le maillot or et vert depuis le début du tournoi.
“Au cours des années précédentes peut-être que je n’ai pas eu ces opportunités et il s’agit juste de saisir la chance qui vous est offerte” expliqua Waugh.
“J’ai vraiment vécu de bons moments à jouer au niveau international en faisant partie de l’équipe et en jouant avec des gars comme George (Gregan).”
Une mission difficile
Waugh sait que la tâche sera rude face à la troisième ligne expérimentée des All Blacks composée de Richie McCaw, du capitaine néo-zélandais Reuben Thorne et du numéro 8 Jerry Collins, mais il fait confiance aux troupes qu’il a à ses côtés.
“C’est super de joueur avec George (Smith) et David Lyons en troisième ligne, nous avons tous à peu près le même âge et avons connu les sélections des moins de 19 et 21 ans ensemble,” dit Waugh.
“Je pense que notre association s’améliore à chaque match joué et je sais que chacun de nous trois aime jouer avec les autres. ”
La bataille de la troisième ligne
Son capitaine reconnaît que la bataille de la troisième ligne pourrait décider du sort de la rencontre.
“Si vous regardez la troisième ligne néo-zélandaise et la manière dont ils jouent, ils dominent généralement au plaquage mais si nous voulons gagner demain (ce soir) notre troisième ligne devra être performante” déclara Gregan.
“Je pense que nous devons remporter la lutte au niveau des plaquages et des zones de plaquage, et c’est notre but.”
L’avantage d’évoluer à domicile
Malgré la pression inhérente au fait de défendre un titre de champion du monde à domicile, Gregan pense que les effets positifs sont beaucoup plus importants que les retombées négatives.
“C’est véritablement un avantage. Les gars ont du se prendre pour les Beatles hier (jeudi) en descendant de l’avion vu l’accueil incroyable qui nous attendait à l’aéroport.”
Sur les rumeurs d’une possible retraite internationale à la fin du Tournoi, le vétéran aux 93 sélections répond :
“C’est à coup sur la dernière demi-finale de Coupe du Monde que je dispute, c’est tout ce que je sais et je n’attends qu’une chose : que ça commence.”
Il chantera sûrement une autre chanson s’il mène les Wallabies à la victoire.