Pendant les trois semaines qu’ont duré les matches de poule, les Français comme les Anglais ont montré de quoi ils étaient capables. Si les Tricolores n’ont jamais vraiment été inquiétés, le XV de la Rose a parfois provoqué quelques inquiétudes, pour ne pas dire quelques craintes.
Le survol de la France
Tout commence le 11 octobre à Brisbane contre les Fidji. Le match de la Poule B que les Français craignaient le plus. Dès le début, les Fidjiens inscrivent une pénalité et un essai. Les Français se reconcentrent et arrivent à marquer en tout sept essais (dont cinq en deuxième période). Même si Caucau et Magne sont expulsés sur carton jaune, cela n’empêche pas la France de réussir brillamment son entrée dans le tournoi sur le score 61 à 18.
Le deuxième match se passe à Townsville contre le Japon. Le public local étant dévoué à la cause des fleurs de cerisier, il a fallu batailler ferme pour s’imposer. Malgré une première mi-temps difficile pour les Tricolores face à des Japonais surprenants, le score final propulse la France à la tête de la Poule B : 51 à 29.
Pour leur troisième match, les Bleus font leur entrée dans le Telstra Stadium de Sydney face à l’Ecosse. Il faut attendre la 35e minute pour que le premier essai de la rencontre soit marqué, par Betsen, sur une pelouse humide. Score sans appel 51 à 9.
Dernier match de poule face aux USA, Laporte fait sortir la réserve afin de reposer les titulaires. La jeune garde se défend et confirme tout le bien que l’on pense d’elle. Elle termine le match sur un digne 41 à 14. La France confirme qu’elle possède de très bons joueurs sur et hors du terrain. Au final des matches de poule, la France domine largement avec 20 points, soit six de plus que l’Ecosse.
Tout cela pour arriver au quart de finale contre l’Irlande le 9 novembre. Les titulaires prennent d’emblée l’avantage refusant aux Irlandais la possibilité de marquer le moindre point en première période. Les Verts se rattrapent légèrement avant de souhaiter une bonne retraite à Keith Wood : 43 à 21 au final. Son homologue Galthié rempile pour la demi-finale le 16 novembre.
Albion se fait peur
Le moins que l’on puisse dire est que l’Angleterre s’est fait peur lors de la première période de presque tous ses matches depuis le début de la compétition.
Tout commençait bien en ce 12 octobre. Contre la Géorgie à Perth, les Anglais étaient comme à l’entraînement malgré des difficultés pendant les 10 premières minutes. Au coup de sifflet final, le score confirme la place des leaders au classement mondial : 84 à 6.
Changement de registre six jours plus tard face aux anciens champions du monde, les Springboks. Les Anglais doivent fournir du jeu et subir le contre sud-africain. Avec toutes les peines du monde, ils réussissent néanmoins un confiant 25 à 6 pour le premier match à sensation depuis le début du tournoi.
Une semaine plus tard contre les Samoa à Melbourne, l’Angleterre se laisse mener au score pendant les 60 premières minutes de jeu. Contre tous les pronostics, les Samoans n’ont que faire des épines de la Rose. Mais l’entrée en piste de joueurs frais et revanchards dans les vingt dernières minutes de jeu suffit aux Anglais pour s’imposer difficilement sur le score 35 à 22.
Ceux-ci se rassurent lors de leur dernier match de la Poule C en battant facilement l’Uruguay 111 à 13 donnant pourtant l’opportunité aux Sud-américains d’inscrire un essai. Malgré tout, l’Angleterre se qualifie largement pour les quarts de finale avec 19 points, soit quatre de plus que les Springboks.
En quart de finale contre le pays de Galles, les Anglais rejouent la partition apocalyptique du match contre les Samoa. Prêts à tout, les Gallois marquent deux essais en première mi-temps, les Anglais ne se contentant que d’une maigre pénalité tirée par Wilkinson. A la mi-temps, la Rose est menée 10 à 3 ! Wilkinson sauvera finalement son équipe en réalisant la plupart de ses coups de pied. Trois essais pour les Dragons Rouges, seulement un pour les Anglais dans toute la rencontre. Ces derniers s’imposent quand même 28 à 17 et se qualifient pour la demi-finale face à la France.