Les Blacks ont été terrassés 22 à 10 par les Wallabies lors de la première demi-finale samedi dernier. Depuis, ils ont essuyé les critiques dirigées essentiellement contre leur entraîneur John Mitchell et l’équipe de joueurs qu’il avait sélectionnés pour relever le challenge Coupe du Monde.
Zinzan Brooke s’est exprimé auprès de rugbyworldcup.com lors d’un cocktail organisé en compagnie des ambassadeurs Visa dans le quartier des Rocks à Sydney. Bien que comprenant les critiques envers les Blacks, il entend faire savoir que celles-ci sont injustifiées.
« Je soutiens les gars », a-t-il confié. « Ils doivent tourner la page du week-end dernier et jouer ce match contre la France. C’est peut-être difficile, mais c’est comme ça que cela doit se passer. Aucun doute qu’ils ont été blessés, mais ils vont revenir. C’est ce que font toujours les professionnels. Ils se tirent toujours de situation et le feront jeudi. »
Les choix de Mitchell contestés
Avant le tournoi, les pontes du rugby déclaraient à qui voulait les entendre que c’était une erreur d’avoir laissé au pays des joueurs comme Christian Cullen, Andrew Merhtens ou Anton Oliver au profit de plus jeunes tels Keven Mealamu, Mils Muliaina et Daniel Carter.
Mais ces appels s’étaient atténués au fur et à mesure que les Néo-Zélandais avançaient dans leurs matches de poule, collectant 321 points avec un record de 46 essais et une différence de + 233. Ils avaient terminé la première phase de la compétition en tête du tableau avec un maximum de 20 points, incluant quatre points de bonus obtenus après quatre matches.
Mais les allégations de départ ont repris de plus belle lors du réveil brutal de l’équipe suite à la défaite la plus inattendue de l’histoire du rugby entre les deux pays.
« La Nouvelle-Zélande a fait face à une équipe australienne qui n’aurait pas pu mieux jouer en demi-finale qu’elle ne l’a fait l’autre soir », a insisté Brooke. « Les Français vont devoir montrer qu’ils veulent vraiment la victoire. Une des deux équipes devra prendre le pas rapidement sur l’autre, pas comme dimanche dernier. Contre l’Angleterre, ni les Français ni les Anglais ne souhaitaient se démarquer trop vite de l’autre ; ils ont joué au ping-pong aérien. Ca aurait pu se passer autrement. »
La solidarité des Blacks
Brooke a également souhaité apporter tout son soutien à l’entraîneur John Mitchell et au reste de son équipe, mais aussi à son logique successeur, l’entraîneur adjoint Robbie Deans.
« Bien entendu, la presse a été très critique mais je pense que nous avons progressé », a poursuivi Brooke. « Je suis un peu irrité en entendant certains jeter la pierre à John Mitchell. Il a introduit beaucoup de jeunes joueurs et a réussi à emmener à ce niveau une jeune équipe. Mitchell a pris ses décisions tout seul, les a mûrement réfléchies et je suis déçu que certaines personnes lui en ont voulu pour ça. »