Les phases de poule vont se terminer en beauté avec pour quarantième et dernière partie avant les rencontres à élimination directe, le match entre la Nouvelle-Zélande et le pays de Galles.
Ce sommet de la Poule D oppose les deux équipes invaincues et déterminera donc les places de premier et de deuxième. Il permettra de situer le véritable potentiel des Gallois et surtout d’apprécier la valeur du jeu des Blacks face à une opposition plus consistante.
Invaincus
Invaincues dans le groupe, les deux équipes n’ont toutefois pas connu un parcours similaire. Après une victoire initiale assez nette, 41-10, mais sans réellement dominer face au Canada, les Gallois ont souffert pour battre les Tonga 27-20 et l’Italie 27-15. Les All-Blacks ont quant à eux surclassé tous leurs adversaires, infligeant 70 points aux Italiens puis 68 aux Canadiens avant de surclasser les Tonguiens 91-7. Les Gallois sont prévenus : les Blacks sont en grande forme.
Dernier succès en 1953
Ces deux vieux rivaux du rugby international se sont rencontrés à 19 reprises. Malgré son glorieux passé, le pays de Galles ne s’est imposé que trois fois, encaissant seize revers et perdant les quinze derniers rendez-vous. La dernière défaite, particulièrement cuisante, leur a été infligé le 21 juin à Hamilton, sur le score de 55-3. C’est la plus grosse défaite de l’histoire des Dragons Rouges face aux Blacks et le plus gros total de points jamais concédés. Si les Gallois parvenaient à s’imposer dimanche à Sydney, ils réaliseraient plus qu’un immense exploit puisque la dernière victoire des hommes au poireau remonte à 1953 ! C’était à Cardiff, le 19 décembre et le pays de Galles s’était imposé 13-8.
Rokocoko et Mauger reviennent
Les sélectionneurs ont procédé à sept changements pour affronter les Gallois. Les plus importants sont les retours dans l’équipe de l’ailier Joe Rokocoko, blessé lors du premier match face à l’Italie et du centre Aaron Mauger. La blessure de ce dernier date d’avant le début de la compétition et il fera donc ses grands débuts dimanche. Les autres substitutions concernent le paquet d’avant où les entraîneurs ont rappelé les titulaires des postes : Dave Hewett en pilier gauche, Keven Meleanu au talon, le flanker Richie Maccaw et Jerry Collins comme n°8.
Harris absent
Steve Hansen, l’entraîneur gallois, a procédé à dix changements dans son équipe par rapport à celle alignée face à l’Italie. « Il y a beaucoup de changements certains par la force des choses, d’autres par choix. Shane WILLIAMS (ailier) et Garan EVANS (arrière) méritent de jouer » a-t-il déclaré. Quant aux changements forcés, il fait sûrement allusion à Iestyn Harris blessé à la jambe, et remarquable depuis le début du tournoi.
Les seuls survivants sont Robin McBryde, Jones Adam, Brent Cockbain. Colin Charvis passe flanker droit mais reste capitaine. Enfin Sonny Parker glisse au poste de centre gauche.
Magic Spencer
Chez les Blacks, tous les joueurs pourraient être mis en avant tant cette équipe est pétrie de talent. Les retours de Rokocoko et Mauger devraient encore embellir, si c’est possible le jeu de cette équipe mais le leader de cette équipe est bel et bien Carlos Spencer. Maître à jouer de la formation, l’ouvreur all-black sait tout faire, peut tout faire. Afin de le libérer complètement dans le jeu, les sélectionneurs l’ont délesté de la tâche de buteur. Un choix judicieux puisque Spencer a été magique face aux Tonga, parvenant encore à inventer des gestes inédits sur un terrain de rugby.
Côté gallois, Sidoli sera à surveiller, ce talonneur est omniprésent à chaque match. Sonny Parker sera sûrement un joueur clé dans cette rencontre qui s’annonce très physique contre les Blacks. Il a inscrit un essai contre l'Italie et un autre contre le Canada. Jones à l'ouverture avait transformé l'essai de la victoire face aux Tonga, c'est un buteur à surveiller également. Gareth Cooper a marqué lui aussi deux essais depuis le début du tournoi, contre le Canada et contre les Tonga. Jamais deux sans trois ? Réponse demain soir...
Les déclarations
John Mitchell s’est dit persuadé d’affronter une bien meilleure équipe que lors de la nette victoire 55-3 de juin : « ils jouent beaucoup plus en largeur. Ils jouent de façon plus collective et sont très physiques en attaque comme en défense. »
« L’absence forcée de Rokocoko pendant deux semaines est probablement un bonus pour la Nouvelle-Zélande parce que l’ailier volant voudra faire un gros match face aux Gallois », a poursuivi Mitchell.
Steve Hansen, originaire de Nouvelle-Zélande a déclaré quant à lui : "Nous devons faire de notre mieux et si nous ne sommes pas bons, et bien c’est comme ça. Nous devons savoir si l’écart est un grand écart ou un petit écart. Nous respectons la Nouvelle-Zélande, nous ne craignons personne. "
Renseignements pratiques :
Nouvelle-Zélande – pays de Galles :
Telstra Stadium de Sydney, le dimanche 2 novembre à 20h35.
Officiels du match :
Arbitre : Andre Watson
Juges de touche : Peter Marshall et Alan Lewis
Officiel chargé de la vidéo : Mark Lawrence